Forêt Communale

La gestion d'une forêt communale ne se limite pas à récolter le fruit des investissements réalisés dans le passé mais également à investir pour son entretien, son avenir et sa pérennité afin que les générations futures puissent avoir la fierté de participer à la production de cette matière première noble et à la richesse de la biodiversité de leur forêt.

GESTION FORESTIERE ET BIODIVERSITE


                La forêt communale riche de ses 1226 hectares ne l'est pas uniquement par son volume de bois vendus chaque année d'environ 2000  m3 de bois d'œuvre et de ses 500 m3 d'affouage, ces volumes prélevés sont inférieurs à l'accroissement naturel.
                L'autre richesse invisible la plupart du temps à l'œil non averti, est constitué des innombrables espèces animales et végétales et qui s'appelle la biodiversité.
Je ne parle pas ici des chamois nombreux et autres chevreuils, cervidés, sangliers, renards facilement reconnaissable, mais des espèces tels les mustélidés (hermine, fouine, martre etc..) les micromammifères (écureuil, mulot forestier, campagnol, lérot etc..), les oiseaux  (pics, pouillot, pinson,  fauvette, merle à plastron, gélinotte etc.…), les chauves souris (noctule, rhinolophe, murin, oreillard etc.….) sans oublier les insectes véritables nettoyeurs de la forêt tels les fourmis, mais aussi les nécrophages, à chaque étape de la vie d'un arbre est associé un cortège de vie lui permettant d'évoluer dans son milieu.
                Ainsi lors de chaque martelage, opération consistant à marquer les arbres qui seront vendus, effectué par l'équipe de techniciens de forestiers de l'ONF en présence de plusieurs représentants de la commune, est prise en compte cette biodiversité.
Par la mise en régénération de la forêt par trouées, favoriser  le mélange feuillus-résineux, optimiser l'étagement des strates d'arbres,  maintenir les arbres à cavité mort où vif, véritable HLM  et caverne de trésors  écologiques avec ses insectes, chauves souris, oiseaux et autres petits mammifères, dont certaines études montrent que 15 arbres par hectare seraient un optimum, car la concurrence est rude pour toutes ces espèces, les oiseaux insectivores et les chauves souris gros consommateurs d'insectes peuvent être utiles contre les insectes ravageurs (scolytes). Maintien de zones favorables à la gélinotte, espèce en régression permanente. Les arbres morts sont également des niches écologiques intéressantes, car en regardant sous les écorces légèrement décollées, on peut apercevoir une chauve souris, un nid d'oiseau, de nombreux insectes, bref une véritable deuxième vie.

                La disparition d'une espèce entraîne souvent une modification du cortège faunistique car souvent la vie et la mort de tous ces éléments sont liés par la chaîne alimentaire et le milieu naturel dans lequel elles évoluent.
La flore est également prise en compte car liée à la faune par l'écosystème, un prochain article relatera peut être cet autre aspect. 

                                                                                Jean-Rémy SUPPER Technicien Forestier à l'ONF




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